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Le fournisseur à risque dont vous alliez doubler les commandes

Les cas d'usage impossibles - Saison 1, épisode 06 : Qualité

June 10, 2026
Lightbulb

TL;DR

Étude de cas sur la qualité fournisseurs : LightOn identifie les fournisseurs dont les performances se dégradent en analysant simultanément deux années de non-conformités, d'actions correctives et d'audits. Non pas document par document, mais fournisseur par fournisseur, dans le temps.

Les achats ont déjà tranché.

Consolider les approvisionnements en pièces forgées en titane chez Forges Martellière et doubler les volumes d'ici la fin du trimestre.

Il ne reste qu'une étape : la validation qualité du Dr Karim Hadj-Ali.

Sur le papier, la décision paraît simple. Forges Martellière est un fournisseur qualifié et en règle. Chaque non-conformité enregistrée dispose d'une action corrective associée. Chaque action corrective est indiquée comme clôturée.

Consulter l'historique. Vérifier que les CAPA sont closes. Donner son accord.

Mais dans un groupe comme Véracier, un fournisseur ne peut être identifier comme problématique à cause d’un seul rapport alarmant. Sa performance se dégrade progressivement, au fil de non-conformités qui semblent acceptables lorsqu’on les examine séparément. Le problème n’apparaît qu’en reliant deux années d’historique et une douzaine de documents que personne ne consulte habituellement côte à côte.

Véracier Industries : un groupe industriel fictif, composé de 1 004 documents répartis sur sept filiales, six langues, des PDF scannés, des contrats bilingues, des e-mails internes et des contrats achats.

Un défaut semble isolé. Une action corrective paraît résolue. Un audit trimestriel est validé. Pris séparément, rien ne déclenche d'alerte. Pris ensemble, ces éléments dessinent la trajectoire d'un fournisseur dont les performances se dégradent.

Karim ouvre LightOn et formule sa demande exactement comme il le ferait auprès de son équipe qualité :

« Sur les 24 derniers mois, quels fournisseurs présentent une tendance négative ? Analyse les NCR, les CAPA et les résultats d'audit. »

La tendance que les tableaux de bord n'ont jamais révélée

Quelques minutes plus tard, LightOn répond. Sur l'ensemble des fournisseurs analysés, un seul présente une tendance négative : Forges Martellière. Le fournisseur que les achats veulent doubler.

L'analyse reconstitue ce qu'aucun rapport n'avait jamais mis en évidence : l'évolution de chaque fournisseur entre janvier 2023 et mars 2025.

Forges Martellière S.A. : tendance négative

28 non-conformités, soit 25 % du total du groupe. Douze enregistrées en 2024, contre huit en 2023, soit une hausse de 50 % sur un an. Toutes portent le même point commun : des défauts dimensionnels sur des pièces forgées en titane TA6V. Or les défauts dimensionnels sont le premier mode de défaillance du groupe, 37 % de l'ensemble des non-conformités. Sur la même période, les non-conformités du groupe progressent de 12 %. La dégradation de Forges Martellière va donc plus vite que la moyenne. Précisément le fournisseur que les achats souhaitent développer.

Baltic Composites OÜ : stable, mais un nouveau signal apparaît

10 non-conformités, soit 9 % du total. Le volume reste stable. Un nouveau type de défaut fait son apparition : l'orientation des fibres. Deux non-conformités au premier trimestre 2025, contre aucune en 2023. Pas une crise. Un signal à surveiller.

SudElec Maroc S.A. : en amélioration

Non-conformités en baisse de 20 % au premier trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024. Les actions correctives produisent les effets attendus.

Rhein-Metall Präzision GmbH et Shanghai Xinhua Machining

Situation stable, ou historique encore insuffisant pour dégager une tendance significative.

Mais LightOn ne s'est pas contenté de compter les défauts. La plateforme a suivi chacun d'entre eux jusqu'à ses conséquences. Pour Forges Martellière, le plan d'actions correctives est réel. Surveillance renforcée, audits complémentaires, contrôles réception renforcés, qualification d'un fournisseur alternatif. Il est aussi toujours en cours. Il court jusqu'au 15 mars 2028.

Un plan correctif actif n'est pas un plan correctif soldé. Les douze non-conformités de 2024 portent toutes sur le même défaut dimensionnel, alors que des actions correctives existaient déjà. Tant que le plan n'est pas arrivé à terme, rien ne prouve qu'il enraye le défaut. C'est précisément ce que la liste des CAPA closes masque. Une action corrective marquée comme clôturée décrit une tâche administrative terminée. Elle ne dit pas que le défaut a cessé de réapparaître.

Chaque conclusion est reliée à ses sources, jusqu'au document d'analyse de tendance qui couvre les vingt-quatre mois : registres de non-conformités, rapports individuels, dossiers CAPA, rapports d'audit.

Lorsque la revue fournisseur commence, les achats continuent de défendre le doublement des volumes. Le tableau de bord indique « qualifié ». La liste des CAPA closes suggère que tout a été traité. Puis Karim affiche la tendance consolidée sur 24 mois. La discussion change immédiatement.

La question n'est plus : « Ce fournisseur est-il qualifié ? »

La question devient : « Sommes-nous sur le point de doubler notre exposition au fournisseur dont les performances se dégradent le plus, avant même d'avoir le recul nécessaire pour savoir si les actions correctives porteront réellement leurs fruits ? »

Là où les systèmes RAG traditionnels atteignent leurs limites

Ce résultat n'est pas difficile parce que l'information est cachée. Chaque non-conformité est enregistrée. Chaque CAPA est documentée. Chaque audit est archivé.

La difficulté vient d'ailleurs : la réponse n'existe dans aucun document pris isolément. Elle réside dans les relations entre quatorze documents différents.

Un système de recherche traditionnel retrouve un rapport de non-conformité, une action corrective, un rapport d'audit. Il ne peut pas :

  • agréger les non-conformités par fournisseur lorsqu'elles sont dispersées entre registres, rapports détaillés et e-mails ;
  • raisonner dans le temps afin de distinguer un fournisseur qui se dégrade d'un fournisseur qui se redresse ;
  • relier chaque non-conformité à son action corrective, puis chaque action corrective à son audit de suivi, fournisseur par fournisseur.

Retrouver les documents n'a jamais été le problème. Comprendre la trajectoire qu'ils dessinent collectivement est le véritable défi.

Pourquoi ce cas d'usage compte

Le scénario QUAL-02 d'EDiTh ne teste pas la capacité à retrouver un rapport de non-conformité. Il teste la capacité à raisonner sur deux années de données qualité, à distinguer un fournisseur en dégradation d'un fournisseur en redressement, puis à démontrer cette conclusion à partir des actions correctives et des audits qui ont, ou non, produit les résultats attendus.

L'enjeu n'est pas de retrouver un PDF mentionnant un défaut. Il se mesure devant les personnes à qui Karim devra rendre des comptes.

  • Devant un comité achats qui veut doubler les volumes, il faut une raison documentée de ralentir.
  • Devant un auditeur client, il faut justifier l'évaluation de chaque fournisseur, ligne par ligne.
  • Devant une inspection EASA, il faut prouver que les défauts dimensionnels sur pièces forgées en titane ont été suivis jusqu'à leur résolution, ou signaler qu'ils ne l'ont pas été.

Une liste extraite d'un tableau de bord ne tient pas dans ces trois pièces. Un état consolidé, sourcé et explicable, oui.

Testez le scénario avec EDiTh

Le scénario QUAL-02 fait partie d’EDiTh, le benchmark entreprise ouvert de LightOn construit autour de Véracier Industries.

Téléchargez le dataset Véracier Industries, puis testez le scénario avec vos outils interne.

Posez la même question :

« Sur les 24 derniers mois, quels fournisseurs présentent une tendance négative ? Analyse les NCR, les CAPA et les résultats d’audit. »

Puis observez ce que votre système est réellement capable de faire. Se contente-t-il de retrouver des rapports de non-conformité ? Ou parvient-il à identifier, expliquer et sourcer la tendance fournisseur que vous devrez justifier devant un auditeur client ?

Testez ensuite le même scénario dans LightOn Console et comparez les résultats.

D’EDiTh à vos propres documents

EDiTh permet de tester ce type de raisonnement sur un corpus ouvert, contrôlé et reproductible. L’étape suivante consiste à appliquer la même approche à vos propres documents : registres qualité, rapports d’audit, CAPA, contrats, e-mails internes ou bases de connaissances métier.

Avec LightOn Console, vous pouvez déployer ce type d’analyse sur votre infrastructure, avec des modèles ouverts, un pipeline auditable et aucune donnée hors de votre périmètre.

Vous voulez comprendre comment le corpus a été construit, comment la recherche documentaire a été mise en œuvre et pourquoi cette réponse est si difficile à produire ? Découvrez l’article de lancement d’EDiTh.

Précédemment dans Les cas d’usage impossibles : « Les habilitations Défense que vos registres croyaient encore valides »

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