TL;DR
Une autorité de sécurité aérienne ordonne la réparation d'une pièce défectueuse. Le constructeur doit répondre vite à deux questions : quels appareils en service sont concernés, et lesquels ont déjà été réparés. La réponse est éclatée entre une consigne rédigée en anglais, une liste d'appareils en français et des certificats de réparation classés sous d'autres appareils. Un moteur de recherche retrouve la consigne. Il ne peut pas dire, unité par unité, quels avions sont autorisés à voler et lesquels doivent rester au sol. LightOn le peut, avec le document source derrière chaque réponse.
7 h 10. Sophie Pélissier lit la consigne avant que l'atelier ne tourne. L'EASA, l'autorité européenne de sécurité aérienne, vient d'émettre une consigne de navigabilité sur la servovalve AV-3000 : un ordre contraignant d'inspecter et de réparer la pièce sur chaque appareil concerné.
Une ligne décide de sa journée :
« Identifier toutes les unités en service concernées par la consigne AD 2025-0042. Confirmer lesquelles sont déjà mises en conformité. Fournir la preuve d'incorporation. »
À première vue, la tâche semble simple :
- Retrouver la consigne et la liste des numéros de série concernés
- Croiser avec le parc en service
- Confirmer qui est en règle
Mais une consigne de navigabilité ne se lit pas comme une liste. Elle définit une population par plage de numéros de série et par dates de fabrication. Une unité est concernée ou non selon qu'elle tombe dans la plage, pas selon qu'un document la nomme.

La consigne arrive en anglais. La liste des appareils concernés est en français. Les bulletins de service mélangent les deux. Et la preuve qu'une unité est en règle ne se trouve pas dans la consigne : elle est dans un certificat EASA Form 1 rangé dans le dossier d'un autre appareil.
Lu isolément, chaque document est clair. Lus ensemble, ils disent qui peut encore voler.
L'inventaire qui résiste à un audit de navigabilité
Quelques minutes plus tard, LightOn ne renvoie pas une pile de PDF, mais l'état réel du parc.
Ce que dit la consigne. La consigne de navigabilité EASA AD 2025-0042 concerne 342 servovalves AV-3000 fabriquées entre janvier 2019 et décembre 2020.
Qui est concerné, opérateur par opérateur.
- Compagnie Aérienne Nationale Française : 47 unités.
- Deutsche Luftflotte : 38.
- Gulf Skyline : 31.
- Pacific Skylink : 28.
- Gulf Royal Air : 24.
- Autres opérateurs : 174.
Où en est la mise en conformité. À la date des documents, 156 unités ont été réparées et certifiées. 186 restent à traiter.
La preuve, unité par unité. L'incorporation se prouve, elle ne se déclare pas. Pour l'unité S/N AV3000-20-0822, un certificat EASA Form 1 (le document officiel qui prouve que la réparation a été effectuée) atteste l'incorporation de l'AD 2025-0042 sur l'avion AN-350-941, MSN 0412, immatriculé F-HTYA, le 15/03/2025.
Chaque conclusion renvoie à sa source : texte de la consigne, liste des appareils concernés, bulletins de service et certificats d'incorporation.
La liste des unités fabriquées dans la plage et l'inventaire des unités qu'un auditeur acceptera ne sont pas le même document. Le premier compte des numéros de série. Le second vous dit lesquels peuvent voler aujourd'hui, lesquels doivent rester au sol, et où se trouve la preuve pour chacun.
Là où le RAG traditionnel perd le fil
Ce résultat n'est pas difficile parce que les documents sont cachés. La consigne, la liste des appareils et les certificats sont là. Il est difficile parce qu'aucun document ne contient la réponse à lui seul.
Un système de recherche classique peut retrouver la consigne. Il peut retrouver une liste d'appareils. Ce qu'il ne peut pas faire :
- Faire correspondre chaque numéro de série au périmètre défini par la consigne, en raisonnant sur une plage et des dates de fabrication plutôt que sur une coïncidence de mots
- Suivre l'état de conformité unité par unité, en reliant chaque appareil concerné au certificat qui prouve, ou non, son incorporation
- Travailler indifféremment en français et en anglais, là où la consigne, les listes et les bulletins de service ne parlent pas la même langue
Une unité dans la plage n'est pas une unité en règle. La recherche s'arrête à « ce document mentionne l'AV-3000 ». La navigabilité commence à « cette unité précise est-elle concernée, et si oui, où est la preuve qu'elle est traitée ».
C'est là que le cas d'usage devient impossible pour un système de recherche. Retrouver la consigne n'a jamais été le plus dur. Savoir quel appareil peut décoller demain, si.
Pourquoi ce cas d'usage compte
Le scénario AERO-01 d'EDiTh n'a pas été conçu pour tester si un système sait retrouver une consigne de navigabilité.
Il teste quelque chose de bien plus difficile : croiser une consigne, un parc en service et des preuves d'incorporation pour dire, unité par unité, qui vole en règle, qui doit rester au sol, et sur quel document repose chaque réponse.
Le défi n'est pas de faire remonter le PDF de la consigne. C'est de produire l'état du parc que vous présenteriez à un auditeur ou à une autorité, en sachant qu'ils demanderont la preuve de chaque unité que vous déclarez conforme.
Testez le scénario avec EDiTh
Le scénario AERO-01 fait partie d'EDiTh, le benchmark entreprise ouvert de LightOn construit autour de Véracier Industries.
Téléchargez le dataset Véracier Industries, puis testez le scénario avec vos outils internes.
Posez la même question :
« Quelles unités en service sont concernées par la consigne EASA sur la servovalve AV-3000 ? Lesquelles sont déjà mises en conformité ? Avons-nous la preuve d'incorporation ? »
Puis observez ce que votre système est réellement capable de faire. Se contente-t-il de retrouver le PDF de la consigne ? Ou parvient-il à faire correspondre chaque numéro de série, à suivre la conformité unité par unité et à sourcer chaque preuve d'incorporation, en français comme en anglais ?
D'EDiTh à vos propres documents
EDiTh permet de tester ce type de raisonnement sur un corpus ouvert, contrôlé et reproductible. L'étape suivante consiste à appliquer la même approche à vos propres documents : consignes de navigabilité, bulletins de service, dossiers de suivi de parc, certificats EASA Form 1 et registres d'incorporation.
Avec LightOn Console, vous pouvez déployer ce type d'analyse sur votre infrastructure, avec des modèles ouverts, un pipeline auditable et aucune donnée hors de votre périmètre.
Vous voulez comprendre comment le corpus a été construit, comment la recherche documentaire a été mise en œuvre et pourquoi cette réponse est si difficile à produire ? Découvrez l'article de lancement d'EDiTh.




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